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Pourquoi sommes-nous raquées après l’effort?

  • 4 juin
  • 3 min de lecture

Vous connaissez probablement cette sensation.

Vous faites une belle séance de Zumba, Fit360, Pilates, de yoga, de musculation ou une randonnée un peu plus ambitieuse que d'habitude. Sur le coup, tout va bien. Vous vous sentez même plutôt fière de vous.


Puis le lendemain matin…

Descendre les escaliers devient une activité de haut niveau. S'asseoir sur la toilette demande une stratégie. Et vous découvrez soudainement l'existence de muscles dont vous ignoriez l'existence depuis des années.

Bienvenue dans le merveilleux monde des courbatures.


Pourquoi ça arrive?

Contrairement à ce qu'on a longtemps cru, les courbatures ne sont pas causées par l'acide lactique. Celui-ci disparaît quelques heures après l'effort. (haaa...les mythes ont la tête dure!)


Les courbatures apparaissent plutôt lorsque les muscles ont été soumis à un stress inhabituel. De minuscules micro-lésions se créent dans les fibres musculaires. Rien de dangereux : c'est même une étape normale du processus d'adaptation.


Le corps envoie alors une équipe de réparation sur le chantier. Cette réaction provoque une légère inflammation qui rend les muscles sensibles, raides et parfois un peu grincheux pendant 24 à 72 heures. En d'autres mots, votre corps est simplement en train de devenir plus fort.


Faut-il rester couchée jusqu'à ce que ça passe?


Une marche tranquille, une séance de yoga douce, une heure d'Essentric quelques étirements légers ou même un peu de vélo à faible intensité peuvent aider à augmenter la circulation sanguine et diminuer la sensation de raideur. Un petit massage lymphatique fait aussi beaucoup de bien !


Le mouvement agit un peu comme de l'huile dans une charnière qui grince.

L'objectif n'est pas de refaire un entraînement intense, mais simplement d'inviter le corps à rester en mouvement.


Pourquoi éviter les antidouleurs?

Lorsqu'on est courbaturée, le réflexe est parfois de prendre un anti-inflammatoire comme l'ibuprofène. Or, plusieurs chercheurs suggèrent que cette stratégie n'est pas idéale lorsqu'il s'agit de simples courbatures d'entraînement.


La raison est simple : l'inflammation légère qui accompagne les courbatures fait partie du processus normal d'adaptation et de récupération musculaire. En cherchant systématiquement à la supprimer, on pourrait réduire certains des bénéfices recherchés par l'entraînement.


De plus, les anti-inflammatoires ne sont pas sans effets secondaires sur l'estomac, les reins ou la pression artérielle lorsqu'ils sont utilisés fréquemment. Évidemment, si la douleur est importante ou liée à une blessure, il est préférable de consulter une professionnelle de la santé.


La bonne nouvelle

Les courbatures sont souvent plus importantes lorsqu'on débute une activité ou lorsqu'on essaie quelque chose de nouveau. La bonne nouvelle? Le corps apprend rapidement.


C'est pourquoi la séance qui vous a laissé marcher comme un pingouin cette semaine sera probablement beaucoup plus confortable dans quelques semaines.

Alors la prochaine fois que vos cuisses protestent après un cours, rappelez-vous : ce n'est pas votre corps qui vous dit d'arrêter.


C'est souvent votre corps qui s'adapte, se renforce et vous prépare à en faire un peu plus la prochaine fois. Et si descendre les escaliers de côté devient nécessaire pendant 24 heures… sachez que vous n'êtes pas seule.


Le corps n’a pas besoin de perfection.

Il a besoin de mouvement, d’espace et d’écoute.

Et parfois, quelques minutes suffisent pour changer la journée.


Mylène


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Sources

  • American College of Sports Medicine – Position stands sur la récupération et les courbatures.

  • Mayo Clinic – Information sur les courbatures retardées (DOMS).

  • Cleveland Clinic – Explications sur les mécanismes des courbatures et la récupération.

  • Revue scientifique : Peake JM et coll., Exercise-induced muscle damage and inflammation during recovery, Journal of Applied Physiology.

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