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Sédentarité et anxiété : quand le corps a besoin de bouger

  • 15 févr.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 22 févr.

Il y a quelque chose d’un peu contre-intuitif avec l’anxiété. Quand on se sent tendue, l’instinct nous pousse souvent à se retirer, à ne rien faire. On cherche à rse reposer en arrêtant de bouger. Pourtant, plus on reste immobile longtemps, plus le corps gardera les tensions, comme si l’énergie du stress restait coincée quelque part.


Le corps (et le cerveau!) n’est pas conçu pour rester immobile pendant de longues périodes. Dans la vie quotidienne, on passe beaucoup de temps assises : devant l’ordinateur, dans la voiture, sur le téléphone, ou en mode “je m’écrase cinq minutes”… qui se transforme mystérieusement en 47 minutes. Peu à peu, dans nos vie, la respiration devient plus courte, les épaules se referment, la posture s’affaisse, et le système nerveux reste en vigilance. C’est exactement le type de tension qui finit ensuite dans le haut du corps — épaules, cou, mâchoire.


La recherche démontre que la sédentarité prolongée est associée à une augmentation du stress perçu et des symptômes anxieux. Corps et cerveau fonctionnent ensemble : quand le corps reste immobile trop longtemps, l’esprit a de la difficulté à redescendre. Et l’inverse est aussi vrai : bouger aide souvent le système nerveux à changer d’état, à se relaxer.


Quand on bouge, la respiration s’approfondit, la circulation augmente, les muscles relâchent, la lymphe circule et le cerveau reçoit un signal de sécurité. L’activité physique stimule notamment la production d’endorphines et aide à réguler le cortisol. Plusieurs études montrent que le mouvement régulier peut réduire l’anxiété légère à modérée et améliorer l’humeur, mais encore là, la régularité est la clé.


Il n’est pas nécessaire de faire un entraînement intense, au contraire. Une marche, quelques étirements, une séance de Yoga, de Pilates, de Unplugged ou même quelque chose de plus rythmée comme la Zumba peuvent suffire à changer l’état du système nerveux.. Le mouvement agit souvent comme une transition : entre une journée chargée et la soirée, entre la tension et le calme.


Cette idée rejoint aussi l’importance de la constance : pas nécessairement plus d’entraînement, mais plus de régularité. Et comme le sommeil et la récupération jouent un rôle central, ça devient encore plus précieux avec l'âge. Même sortir quelques minutes dehors peut aider à calmer le mental.


Le corps n’a pas besoin de perfection.

Il a besoin de mouvement, d’espace et d’écoute.

Et parfois, quelques minutes suffisent pour changer la journée.


Mylène


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Références

World Health Organization. (2020). Guidelines on physical activity and sedentary behaviour.Chekroud, S. R., et al. (2018). Association between physical exercise and mental health. The Lancet Psychiatry.American Psychological Association. (2022). Physical activity reduces stress and anxiety.Booth, F. W., Roberts, C. K., & Laye, M. J. (2012). Lack of exercise is a major cause of chronic diseases.

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