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Cycle menstruel et performance : pourquoi l’énergie change?

  • 15 févr.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 22 févr.

Il y a un moment dans la vie sportive où on réalise quelque chose d’important : l’énergie n’est pas la même chaque semaine. Une semaine, on se sent forte, motivée, presque invincible. La semaine suivante, monter un escalier semble déjà être un entraînement suffisant. Et non, ce n’est pas un manque de discipline. C’est souvent et simplement… le cycle menstruel.


Le corps n’est pas constant, il est cyclique

Le cycle menstruel influence plusieurs choses : l’énergie, la récupération, la force musculaire, la motivation et même la perception de l’effort. Les variations hormonales, principalement les œstrogènes et la progestérone, modifient la façon dont le corps utilise l’énergie, récupère et tolère l’intensité. C’est une physiologie normale, pas une faiblesse.


Pendant longtemps, les modèles d’entraînement ont été pensés comme si l’énergie était stable toute l’année. Or, pour plusieurs femmes, elle fonctionne plutôt comme une vague que comme une ligne droite. Et comprendre ça peut enlever beaucoup de pression.


Une énergie qui change selon les phases

Sans entrer dans un cours de biologie, on peut résumer le cycle en quatre grandes phases. Après les menstruations, l’énergie remonte souvent progressivement. C’est une période où plusieurs personnes se sentent plus stables, plus motivées, avec une bonne capacité d’effort. Les entraînements plus dynamiques comme la Zumba ou le Pound deviennent plus faciles !


Autour de l’ovulation, certaines ressentent un pic d’énergie et de confiance physique. Le corps récupère souvent bien, et la motivation peut être élevée, on poursuit donc à fond nos activités.


Puis vient la phase prémenstruelle, où l’énergie peut diminuer, la récupération être un peu plus lente, et le système nerveux plus sensible. C’est souvent là que des pratiques plus douces comme le Yin yoga, le Pilates ou le Unplugged deviennent particulièrement aidantes.


Pendant les menstruations, le corps demande parfois simplement de ralentir. Pas toujours, mais souvent.


Bine entendu chaque femme est différentes. Certaine ressorte fortement les effet de leur cycle, d'autre peu ou pas. Il nous faut simplement accepter cela !


Adapter plutôt que résister

Une des choses les plus libératrices, c’est de comprendre qu’on n’a pas besoin de performer de la même façon toute l’année. Le corps fonctionne mieux quand l’entraînement s’adapte légèrement à l’énergie du moment. Bouger reste important, mais c’est un peu comme surfer une vague plutôt que nager à contre-courant.


Le système nerveux et les hormones

Les fluctuations hormonales peuvent aussi influencer le système nerveux et l’humeur. Certaines périodes du cycle rendent le stress plus présent ou les émotions plus sensibles. Et quand le stress augmente, le corps le montre souvent dans les épaules, le cou ou la mâchoire. Le mouvement doux, la respiration et même une marche dehors peuvent alors faire une vraie différence. Pas pour “corriger” le corps, mais pour le soutenir.


La performance, version durable

Comprendre le cycle menstruel ne veut pas dire arrêter de bouger. Au contraire.

Ça permet souvent de réduire la culpabilité, de mieux récupérer, peut-être même de prévenir certaines blessures, mais surtout de maintenir une pratique plus stable dans le temps


Le corps n’est pas imprévisible, il est rythmé et quand on commence à respecter ce rythme, la relation avec l’activité physique devient souvent plus simple… et plus agréable.


Le corps n’a pas besoin de perfection.

Il a besoin de mouvement, d’espace et d’écoute.

Et parfois, quelques minutes suffisent pour changer la journée,


Mylène


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Références

Sims, S. (2020). ROAR: How to Match Your Food and Fitness to Your Female Physiology.McNulty, K. L., et al. (2020). The effects of menstrual cycle phase on exercise performance. Sports Medicine.American College of Sports Medicine. (2021). ACSM Guidelines for Exercise Testing and Prescription.Bruinvels, G., et al. (2017). Sport, exercise and the menstrual cycle. British Journal of Sports Medicine.

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