Ce que coûte vraiment une pause de deux mois
- 7 juin
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Chaque année, vers la fin juin, il se passe quelque chose de fascinant. Après des mois à essayer de bouger davantage, à retrouver un peu de mobilité, à mieux dormir, à avoir moins mal au dos ou à enfin réussir à toucher ses orteils sans négocier avec ses ischio-jambiers, plusieurs personnes décident qu'il est temps de prendre une pause.
Attention, je ne parle pas ici de vacances. Les vacances, c'est merveilleux. Je parle plutôt d'une pause de mouvement. On prend une pause de Pilates, de Zumba, de Pound. Une pause de tout ce qui nous faisait du bien depuis des mois.
C'est drôle quand on y pense. on ne se dit jamais : « J'ai enfin retrouvé une belle qualité de sommeil. Je vais arrêter de dormir pendant deux mois pour voir ce qui arrive. »; on ne se dit pas non plus : « J'ai enfin développé une bonne relation avec mes amis. Je vais arrêter de leur parler tout l'été. », mais avec l'activité physique, on a parfois tendance à penser que les acquis vont simplement nous attendre bien sagement jusqu'à l'automne.
Malheureusement, le corps est un peu moins patient que ça.
Le corps adore la régularité. C'est probablement son langage préféré.
C'est pas l'intensité son dada, ni la performance et encore moins les grandes résolutions du 1er janvier. C'est la régularité.
Quelques semaines sans bouger ne vont évidemment pas effacer tous les efforts des derniers mois. Heureusement. Mais après un certain temps, plusieurs petites choses commencent tranquillement à changer. L'énergie est souvent la première à partir. Puis la mobilité.
Puis cette agréable sensation d'avoir un corps qui répond facilement quand on lui demande quelque chose. On le remarque souvent en septembre, on monte un escalier et on se demande pourquoi les cuisses nous en veulent. On s'installe au sol et on découvre que le corps a perdu un peu de sa souplesse. On reprend un cours et on réalise que les mouvements qui semblaient naturels en juin demandent soudainement un peu plus d'effort.
Ce qui est fascinant, c'est que ce ne sont pas toujours les muscles qui nous manquent le plus, c'est souvent tout le reste : le sommeil, la gestion du stress, l'humeur, le sentiment d'être bien dans son corps. Cette impression de légèreté qu'on développe lorsqu'on bouge régulièrement.
Parce qu'au fond, la plupart des gens ne viennent pas au Studio LUV uniquement pour renforcer leurs abdominaux. Ils viennent pour se sentir mieux, physiquement, mentalement, émotionnellement.
Et ces bénéfices-là sont parfois ceux qui disparaissent le plus rapidement lorsqu'on arrête complètement.
Bonne nouvelle !
L'été ne nous oblige pas à choisir entre profiter de la vie et prendre soin de soi.
Les deux peuvent très bien cohabiter... Tu peux faire une marche en soirée, un cours de yoga quand il pleut, Une séance de Pilates avant le week-end au chalet, chalet. La Zumba pour finir tes journée en beauté et pour décrocher.
Le mouvement n'a pas besoin d'être parfait pour continuer à porter ses fruits.
Il a seulement besoin d'exister. Parce qu'au fond, l'objectif n'est pas d'arriver en septembre en meilleure forme qu'en juin. L'objectif est simplement de ne pas avoir à recommencer à zéro. Et surtout, de continuer à profiter tout l'été de ce que le mouvement nous apporte de plus précieux : plus d'énergie, plus de liberté, plus de calme et une meilleure relation avec notre corps.
Le corps n'a pas besoin de perfection.
Il a besoin de mouvement, d'espace et d'écoute.
Et parfois, quelques minutes suffisent pour changer la journée.
Mylène
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Références
American College of Sports Medicine. (2021). ACSM's Guidelines for Exercise Testing and Prescription.
World Health Organization. (2020). Guidelines on Physical Activity and Sedentary Behaviour.
Mujika, I., & Padilla, S. (2000). Detraining: Loss of Training-Induced Physiological and Performance Adaptations.Sports Medicine.
American Psychological Association. (2022). Physical Activity and Mental Health.
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