Découvrir : la rivière Saint-Charles comme espace de bien-être
- 16 févr.
- 3 min de lecture
On a parfois l’impression qu’il faut partir loin pour respirer pour vrai. Une forêt. Une montagne. Un chalet. Mais la réalité, c’est que le corps profite énormément de moments simples dehors, peut importe où... même tout près de la maison!
Pas besoin d’expédition, juste un sentier et un peu de temps !
À Québec, il existe plusieurs endroits parfaits pour marcher, mais voici un coup de coeur LUV : le sentier linéaire de la rivière Saint-Charles.
Marcher en ville sans avoir l’impression d’y être
La rivière Saint-Charles traverse la ville du nord au sud. Elle prend sa source dans le lac du même nom et parcourt plus de 30 kilomètres avant de rejoindre le fleuve Saint-Laurent.
Tout au long de la rivière, un réseau continu de sentiers pédestres permet de marcher pendant des kilomètres sans presque entendre la ville. Et ça, pour le système nerveux, c’est un petit miracle !
Marcher en nature, même en nature urbaine, agit directement sur le stress, la respiration et l’énergie. C’est exactement ce dont on parlait dans l’article Pourquoi sortir dehors reste essentiel. Bonus le corps ralentit encore plus rapidement quand on marche près de l’eau.
Le pouvoir calmant de l’eau et des arbres
Le parcours longe la rivière à travers une végétation riveraine dense. Par moments, des ouvertures naturelles permettent d’observer l’eau et les méandres de note belle rivière fondatrice . Des passerelles traversent la rivière ici et là, donnant l’impression d’être ailleurs. Le secteur nord est particulièrement paisible et plus sauvage. Le sentier est sinueux, traverse un marais et passe près du « château d’eau », un bâtiment datant de 1949 qui ressemble à un décor de conte de fée.
Wendake, Kabir-Kouba et le mouvement naturel
En poursuivant vers le sud, le sentier traverse le territoire de Wendake. On y découvre la chute Kabir-Kouba, haute de 28 mètres, et les rapides du même nom, « la rivière aux mille détours ». Les escaliers naturels du secteur invitent à bouger doucement, à monter, descendre, s’arrêter, observer. Ce type de mouvement irrégulier est excellent pour le corps. Il mobilise les articulations, stimule la circulation et aide à relâcher les tensions.
Une marche qui change la respiration
Le sentier traverse ensuite plusieurs parcs, dont le parc Chauveau et le parc Les Saules. Plus au sud, la rivière devient plus urbaine, mais les sections en sous-bois demeurent nombreuses. Les derniers kilomètres, près du fleuve, offrent des rives renaturalisées et des œuvres d’art intégrées au paysage.
C’est souvent à ce moment qu’on réalise quelque chose de simple : la respiration est plus lente, les épaules sont plus basses, la tête est plus légère. Exactement ce qui se produit quand on relâche les tensions accumulées dans le haut du corps.
Les quatre saisons du mouvement
Le sentier linéaire de la rivière Saint-Charles se vit toute l’année. En hiver, marcher sur la neige damée devient une expérience étonnamment calme. En été, la fraîcheur de la rivière rend la marche particulièrement agréable. À l’automne, les couleurs ralentissent naturellement le rythme. Au printemps, le bruit de l’eau suffit à faire respirer plus profondément.
Bouger dehors ne remplace pas les activités en studio, ça les complète ! Une semaine peut facilement inclure :
un cours de Pilates
une séance de Zumba
un moment de yin yoga
et une marche en nature !
C’est souvent cet équilibre qui soutient le mieux le bien-être global.
Marcher, respirer, revenir à soi
On sous-estime souvent la puissance d’une marche simple. Pas une marche sportive. Pas une marche performante. Juste une marche de 30 minutes.
Le corps humain est fait pour ça et la meilleure chose qu’on puisse faire pour soi, sur l'heure di diner ou après une journée chargée, c’est simplement d’aller marcher près de l’eau, respirer un peu plus lentement, et laisser la tension redescendre.
Le corps n’a pas besoin de perfection.
Il a besoin de mouvement, d’espace et d’écoute.
Et parfois, quelques minutes suffisent pour changer la journée.
Mylène
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Références
Bratman, G. N., et al. (2015). Nature experience reduces rumination and brain activity associated with mental illness. PNAS.Twohig-Bennett, C., & Jones, A. (2018). The health benefits of the great outdoors. Environmental Research.American Psychological Association (2020). Nature and mental health.World Health Organization (2020). Guidelines on physical activity and sedentary behaviour.
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