Lève-toi, on va jaser de posture assise...
- 23 avr.
- 3 min de lecture
On entend souvent de plus en plus dans les études sur la santé : « Sitting is the new smoking" ... s’asseoir, c’est le nouveau tabagisme . C’est un peu intense comme image… mais en même temps, ça vient quand même de quelque chose de réel.
Dans les faits, ce n’est pas le fait de s’asseoir le problème. C’est qu’on y reste longtemps. Très longtemps. Des journées complètes, souvent sans même s’en rendre compte.... et tranquillement, sans bruit, le corps s’adapte...
Ce qui est particulier avec la posture assise, c’est qu’elle ne fait pas mal sur le coup. Au contraire, elle est confortable. C’est même pour ça qu’on y retourne.
Mais à force de répéter la même position, jour après jour, le corps commence à se transformer autour de cette habitude-là.
Les épaules s’enroulent un peu vers l’avant.
Le cou avance. Le bas du dos compense.
Les hanches deviennent plus raides.
Et sans s’en rendre compte, on se retrouve avec une posture plus fermée, un peu moins libre. C’est subtil, mais ça s’installe.
Regardons ce qui se passe au niveau musculaire.
Certains muscles deviennent paresseux. Les fessiers, entre autres, ceux qu’on essaie de réveiller en cours sans trop comprendre pourquoi ils dorment autant. Les abdos profonds aussi, ils sont importants, ce sont eux qui soutiennent vraiment la posture. Pourtant se sont des muscles tellement importants !
Pendant ce temps-là, d’autres muscles travaillent trop, mais pas dans le bon sens! Les fléchisseurs de hanches, les épaules, le cou… ils compensent. Ils tirent. Ils se crispent.
Et l'enjeu c'est que l'on peut s’entraîner régulièrement, faire du yoga, du pilates, de la zumba… mais si le reste de la journée est très sédentaire, le corps passe beaucoup de temps en mode “économie”. Ça ne devient pas assez pour compenser.
Moins d’activation, moins de circulation, moins de mobilité spontanée. C’est comme si on demandait au corps d’être dynamique pendant une heure… puis de se figer pendant huit heure.
Et il n’y a pas que le corps physique ...
On remarque aussi que plus on reste immobile longtemps, plus l’énergie descend. L’humeur aussi, parfois. Rien de dramatique, mais un fond de fatigue qui s’installe, une lourdeur qu’on n’explique pas toujours. Le mouvement, ce n’est pas juste pour les muscles. C’est pour le système au complet. Cela dit, et ça, c’est important, il n’y a rien de catastrophique là-dedans.
Les études montrent même qu’on peut largement contrebalancer les effets de la sédentarité avec du mouvement dans la journée. Pas besoin de tout changer. Juste remettre un peu de vie dans les espaces où le corps s’endort.
Se lever plus souvent. Marcher un peu entre deux tâches. S’étirer sans cérémonie. Bouger sans objectif précis. Choisissez des pratiques qui redonnent de l’espace au corps. Celles qui ouvrent la posture, qui réveillent les muscles oubliés, qui redonnent du mouvement là où c’est devenu rigide.
Le yoga fait ça naturellement. L’essentrics aussi. Même un cours plus rythmé, comme le POUND ou la Zumba, vient casser ce cycle-là et remettre le corps en circulation. Au fond, le corps ne demande pas grand-chose. Pas de performance. Pas de perfection. Juste de ne pas rester figé trop longtemps.
S’asseoir fait partie de la vie. On ne va pas s’en passer. Mais entre être assise… et rester immobile pendant des heures, il y a toute une différence. Chaque fois que tu bouges un peu, que tu changes de position, que tu redonnes de l’espace à ton corps… tu viens rééquilibrer tout ça. C’est simple. Presque banal. Mais c’est exactement là que ça commence.
Le corps n’a pas besoin de perfection.
Il a besoin de mouvement, d’espace et d’écoute.
Et parfois, quelques minutes suffisent pour changer la journée.
Mylène
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